BILAN DE LA PREMIERE TRANCHE D’URGENCE (1998-2007)

Le programme d’investissement engagé par la RAMSA a permis d’atteindre les objectifs environnementaux ci-après :

  • L’amélioration de la qualité des eaux de la baie d’Agadir afin d’assurer un développement durable du secteur touristique
  • La dépollution de l’oued Souss considéré comme un des maillons principaux du Parc National Souss Massa (lieu d’escale des oiseaux migrateurs)
  • La contribution à la protection de l’agglomération du Grand Agadir contre les inondations
  • La mobilisation d’une ressource en eau (eaux usées épurées) à intégrer dans le bilan des besoins ressources en eau du bassin Souss Massa

Les travaux d’infrastructure de cette tranche d’urgence planifiés pour 1998-2007 ont été entièrement réalisés. Ils ont fait l’objet d’un cofinancement de la RAMSA, de l’Agence Française de Développement (AFD) et de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) :

  • AFD : 13.55 Millions d’Euros
  • BEI : 21 Millions d’Euros
  • RAMSA : 476 Millions DH

Les principales infrastructures réalisées sont :

  • la réalisation de collecteurs structurants (50Km), de dalots pluviaux (10 Km) et fossés pluviaux (12 Km) .
  • la construction de 8 stations de relevage (2136 KW).
  • la réalisation d’une station d’épuration primaire par lagunage anaérobie (50.000m3/j) et d’une épuration secondaire (procédé par infiltration/percolation sur sable de 10.000m3/j).
  • La réalisation de l’Emissaire Sud à M’zar (700ml).
  • Le regroupement des eaux usées de la ville d'Anza en un seul point de rejet (Anza Industriel).

Pour apprécier l’efficacité des ouvrages réalisés, et remédier aux impacts négatifs éventuels, les travaux ont été accompagnés par un ensemble d’études entrant dans le cadre du Plan d’Action Environnemental (PAE) du projet. Ce PAE a permis :

  • de mettre en place un dispositif et une assistance technique de suivi environnemental du projet pendant les travaux et lors de l’exploitation (pour la station EPI)
  • d’apprécier la mise en service de la station d’épuration MZAR et de l’émissaire sur la qualité de la baie. Pour ceci un état zéro de cette baie a été réalisé en 2000, et des dispositifs de suivi ont été menés respectivement en 2003 et 2006. ces dispositifs de suivi ont montré une nette amélioration de la qualité de la baie d’Agadir. A noter que le LABEL PAVILLON BLEU a été attribué à la plage d’Agadir en été 2007.
  • d’apprécier l’impact de la pollution industrielle sur le projet et de proposer un certain nombre d’actions permettant de minimiser et de respecter les valeurs limites de flux polluants admissibles par la filière de traitement, sans porter préjudice à son bon fonctionnement et à la possibilité de réutilisation des eaux usées épurées. En effet, En termes de pollution organique, les industries agro-alimentaires, les huileries, les conserveries et semi-conserveries du Grand Agadir, soit 120 unités industrielles sur environ 250 recensées, rejettent l’équivalent d’une ville de 1 million d’habitants.

Les objectifs fixés ont été atteints grâce à ces investissements ; en effet les indicateurs de gestion du secteur Assainissement liquide dans le Grand Agadir le confirment.